<h3>Les étapes d&rsquo;une longue lutte revendicatrice de la Mutuelle à la Fédération</h3>
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		<span style="font-size: 18px;">Pour sortir de la misère en &quot;faux-col&quot; Les étapes d&rsquo;une longue lutte revendicatrice de la Mutuelle à la Fédération</span>
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<h4>1848 – 1892 : Les prémices de la Fédération des Employés et première grève contre le travail du dimanche</h4>
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	<h5>1848 : La Tribune des Employés, premier journal du groupe social des Employés</h5>
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		<p>La Tribune des Employés, dont le n°1 paraît le lundi 3 avril 1848 (l’adresse étant le 60, rue des Martyrs), commence par ce titre : « L’Union fait la force ». Elle poursuit par une approche qui a valeur historique, car c’est la première fois que les Employés prennent la parole, au plan social, et tentent de se définir, en tant que groupe et par la revendication « l’Employé a le droit de revendiquer sa part dans les améliorations possibles. Malheureusement, il faut le dire, cette classe,
			si nombreuse et si digne d’intérêt, est restée longtemps en butte à d’injustes préventions. Disséminée, méconnue jusqu’ici, elle a compris enfin que, lorsque des voix éloquentes s’élèvent en faveur de l’artisan, le moment est venu pour elle de se compter, de s’organiser, de plaider sa cause, et d’exposer, elle aussi, ses mécomptes dans le passé, sa confiance et son espoir dans l’avenir. »</p>
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	<h5>28 janvier 1869 : Première Chambre Syndicale</h5>
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		<p>La première Chambre Syndicale est fondée. Son siège social est au 30, rue Thévenot à Paris. Elle est présidée par Prosper Douvet, lequel franc-maçon fera partie de la délégation maçonnique rencontrant Thiers le 22 avril 1871. Engagé dans les combats de la Commune, il gagnera Londres, sera condamné le 2 juin 1874, pour « insurrection », et amnistié en 1879). Il y a rapidement 6 000 adhérents. Cette fondation trouve son historique première réunion le jeudi 28 janvier 1869. La résolution
			suivante est adoptée à l’unanimité : « Attendu que les patrons exigent des employés de commerce, un travail excessif sans analogue dans aucune profession […] déclarent qu’il y a lieu de pourvoir sans retard à une réorganisation forte et libérale, ne reposant que sur l’énergie des employés qui veulent mettre un terme à leurs souffrances ».</p>
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	<h5>23 mai 1869 : Première grève pour ne pas travailler le dimanche</h5>
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			Le 17 mai est décidée une grève pour obtenir le repos du dimanche, le 23 mai 1869. Cette Chambre Syndicale des Employés de Commerce (qui avait son siège au 44, rue des Jeûneurs) avait préparé une affiche :
			<br />
			« AVIS AU PUBLIC
			<br />
			Les membres de la chambre syndicale des Employés de commerce ont l’honneur de prévenir le public que les négociants en tissus de Paris, à l’exception de quelques dissidents, ont consenti à la fermeture des magasins le dimanche. Les magasins seront donc fermés le dimanche à partir du dimanche 23 mai. Les employés de commerce font appel à la bienveillance du public pour les aider à rendre cette mesure générale ».
			<br />
			Nombre de patrons passent outre. Ils doivent fermer dès l’après-midi, faute d’un personnel employé qui a suivi le mot d’ordre de la Chambre Syndicale. Ainsi, la première victoire des employés en tant que groupe social syndicalement organisé concerne le travail du dimanche.
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	<h5>1885 : Chambre Syndicale avec Gély et Dalle</h5>
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		<p>La Chambre Syndicale des Employés est définitivement fondée en mai 1885. C’est un pas décisif, d’autant que les deux figures centrales sont Victor Dalle et André dit Gély (Emmanuel), futurs dirigeants de la Fédération Nationale des Employés, l’un représentant l’Union fraternelle et l’autre la Chambre Syndicale. Cette Chambre Syndicale des Employés est suffisamment reconnue pour être appelée à répondre à un « questionnaire de statistique », envoyé à l’ensemble des Chambres syndicales, à
			l’initiative de la Bourse du Travail, inaugurée le 3 février 1887. Il est clairement répondu que sa date de fondation est mai 1885, que le nombre d’adhérents est de 2 225 et qu’à propos de la loi de 1884 : « nous repoussons cette loi sur les Syndicats et nous ne nous y sommes jamais conformés. » Le vendredi 28 mai 1886, au 35 rue Jean-Jacques Rousseau, salle de la Redoute, se déroule, tant avec Dalle que Gély, une réunion de ce « syndicat des employés », de cette chambre syndicale (la
			terminologie fluctue encore), pour sa première année. (Prolétariat du 29 mai 1886). Ce qui importe, c’est la présence conjointe de Gély et Dalle et l’ordre du jour : « de la situation matérielle et morale des employés, des moyens pratiques de l’améliorer ».</p>
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	<h5>1887 : Le « Programme » de la Chambre syndicale des Employés</h5>
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		<p>Lors de son Assemblée générale du 6 avril 1887, la Chambre Syndicale des Employés adopte un programme qu’elle veut commun aux travailleurs manuels : « Seuls, parmi les salariés, les Employés sont exclus des tribunaux de Prud’hommes existants : nous demandons l’extension de cette juridiction à tous les différends entre patrons et salariés, quel que soit leur métier. Et, pour la solution des litiges de tout ordre, nous demandons l’introduction en matière judiciaire, du principe de
			l’arbitrage et des jurys élus par le suffrage universel ; la limitation légale de la journée de travail à 8 heures pour les adultes-hommes ; dans les bureaux, magasins, ateliers et manufactures, et sans diminution de salaire ; la réglementation effective du travail des femmes et des enfants ; l’extension du privilège à l’intégralité des salaires des employés et ouvriers en matière de faillite, l’établissement d’une loi pour obliger les patrons à fixer les conditions de travail et de salaire
			par un contrat passé entre eux les leurs employés, la dite loi déterminant le délai dans lequel le contrat pourrait être dénoncé et fixant les indemnités à payer au cas où il serait rompu avant ce délai.</p>
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<h4>1893 – 1918 : Fondation de la fédération des Employés et première victoire avec la loi sur le repos dominical</h4>
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	<h5>1893 : La fondation et les débuts de la Fédération Nationale des Employés</h5>
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		<p>Lors du Congrès fondateur du 15 juillet 1893, l’article 1er des statuts énonce : « Entre tous les groupes d’employés légalement constitués (associations amicales, philanthropiques, chambres syndicales ou syndicats) […] est formée une […] Fédération Nationale des Employés ». L’article 4 des statuts affirme : « La Fédération a pour but : 2°unifier le travail d’émancipation en rendant compatibles les uns aux autres les intérêts de catégories différentes ; 3°D’étudier les questions
			professionnelles, économiques et sociales qui lui seront soumises, de rechercher les moyens pratiques propres à les résoudre, et en provoquer la solution par les moyens légaux, mettant en première ligne […] obtention de la juridiction des Prud’hommes, repos hebdomadaire ; diminution de la journée de travail ; protection légale du travail dans les bureaux et magasins… ». L’article 28 est une mise au point, contre le corporatisme et certaines formes de mutuellisme : « Sont exclus (non admis à
			la Fédération) les groupes qui, par leurs dispositions statutaires, sont susceptibles d’accepter comme membres actifs des employeurs, et ceux qui, par refus de solidarité, pourraient nuire à l’exécution du programme que s’est donné la Fédération. » Dans Le Prolétaire du 22 juillet est joint un document qui est le manifeste fondateur de la Fédération Nationale des Employés : « […] Dès maintenant, la Fédération Nationale des Employés, définitivement constituée, est déjà une force, non seulement
			parce qu’elle compte des groupements des plus grandes villes de province, mais aussi parce qu’elle englobe déjà à Paris six associations, dont l’une, la Chambre Syndicale des Employés, compte plus de 6 000 adhérents. Les autres sont : le Syndicat du gaz, les Employés aux écritures, le Cercle central des employés, l’Alliance syndicale des auxiliaires de commerce et les Garçons de magasin. » Il s’agit, pour le groupe organisé des employés, de « conquérir au soleil social la place qui lui est
			due ». Le 29 juillet, dans sa séance constitutive, le Conseil national (censé comporter 31 membres) désigne Gély comme Secrétaire général. Gély, prématurément disparu, Dalle sera le Secrétaire général et la principale figure de la Fédération Nationale des Employés (FNE).</p>
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	<h5>1895 : Avec la CGT</h5>
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			Lors du Congrès fondateur de la CGT de Limoges, on trouve parmi les organisations ouvrières, la « Fédération des Employés ». Sont représentées 28 Fédérations, 18 Bourses et 126 Chambres syndicales. Pour la FNE, fait partie des délégués « Dalle, rue J. Bon,
			<br />
			12, Paris ». Il est l’un des 75 délégués. La première intervention de Dalle est pour fixer à 15 le nombre de la Commission de la première question à l’ordre du jour. Cette question est la plus importante, pour la CGT naissante, à savoir le « plan général d’organisation corporative », ce qui est accepté et Dalle est membre de cette commission.
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	<h5>1897 : le Congrès de 1897</h5>
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		<p>Il a pour but « de reprendre, d'élargir, d'asseoir sur des bases solides et définitives cette Fédération d'Employés organisée en 1893 […] du Congrès de 1897 sortira cette Fédération puissante seule capable d'assurer la réalisation de vos rêves de justice et d'égalité. Vive l'Union des Employés ». Arthur Rozier succède à Victor Dalle.</p>
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	<h5>1er juillet 1900 : Avec Jaurès</h5>
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			Le 1er juillet 1900 a lieu la Fête des Employés, en présence tant de Jean Jaurès et Léon Martinet que de Sarah Bernhardt et du poète Maurice Bouchor venu réciter le poème « Le Pain », tandis que Jehan Rictus, évoquait la noire misère des gueux, avec ses « Soliloques du pauvre ». C’est dire, à tout le moins, la représentativité reconnue de la FNE. (APP Ba 152 - dossier Chambre syndicale des Employés de la Région Parisienne). Lors de la Fête organisée dans la grande salle des Fêtes du
			Trocadéro, ce 1er juillet 1900, pour la Caisse de chômage, en présence de Jaurès et Marie Bonnevial, il y a près de
			<br />
			2 500 personnes. Jaurès assure que c’est pour lui un « paradoxe » que des travailleurs doivent lutter pour obtenir un jour de repos par semaine, mais que le mouvement est lancé et que le prolétariat, dont la cause est juste, doit triompher. Il s’en prend à la « folie de l’armement » qui conduit à la ruine, alors qu’il faut travailler ensemble pour la paix et le bien-être de l’humanité.
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	<h5>1900 : La Fédération Internationale des Employés</h5>
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		<p>Le premier Congrès international des Employés a lieu en même temps que le sixième Congrès de la FNE et dans la même salle, les 7 et 8 septembre 1900. Etaient représentées l’Union des Employés de Commerce de Londres (Guest) ; l’Union Nationale des Employés de Bradfort (Wilson) ; l’Association générale des Employés de Gand (Leperre, Soirou, d’Hollander) ; la Ligue Nationale des Employés de Gand (Bruggeman, Bologne, Troelet) ; la Société mutuelle des Employés de Bruxelles (Gicart) ; le
			Syndicat des Employés socialistes de Bruxelles (Grégoire, Servy) ; le Syndicat des Employés de Liège (Carl, Breyer, Antoine, Leblanc) ; la Ligue Nationale des Employés de Commerce et Bureaux d’Amsterdam (Odink) ; la Société de Prévoyance des Employés de Rome et l’Union des Employés de Commerce de Milan (Luigi, Stringa, Doglio). Ce qui permet la constitution de la Fédération Internationale des Employés, dont le premier Secrétaire général est le belge Auguste Bruggeman.</p>
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	<h5>1905 : Grève chez Dufayel</h5>
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		<p>Une affiche de la Chambre Syndicale et du Comité de grève s’adresse à la solidarité des Parisiens et des travailleurs pour les employés « en grève au nombre de 2000 » et proclame : « vive la solidarité ouvrière ! Vive la grève des Etablissements Dufayel », un des plus grands magasins de Paris. 300 employés continuent à travailler (selon la préfecture de police) et 60, selon L’Humanité du 20 décembre, l’article, en une, qui sous-titre « admirable solidarité des employés ». Les autres
			grands magasins (Galeries Lafayette ou La Samaritaine, avec 1 000 et 2 500 employés) ne se joignent pas au conflit, mais les employés des Galeries apportent un soutien financier, comme ceux du BHV. Le travail reprend le 27. Un procès-verbal est signé entre Dufayel de six délégués des deux sections syndicales. L’ensemble du personnel est réintégré. Le mouvement social, chez Dufayel, qui dure de mai à décembre, est important pour les employés et pour la réduction du temps de travail (à 10
			heures par jour, en l’occurrence). Camille Devilar tire le bilan d’un mouvement qui ne nous a « pas donné de défaite, n’a pas enfanté non plus une éclatante victoire » (La Voix du Peuple du 7 janvier 1906). La victoire des grévistes est surtout morale, tant l’Union des Employés a été nette et majoritaire.</p>
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	<h5>1906 : Loi interdisant le travail le dimanche</h5>
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		<p>Grande victoire pour la Fédération Nationale des Syndicats d'Employés (FNSE) d’un combat initié par elle et soutenu depuis 1869 que le vote de la loi interdisant le travail le dimanche : « Loi du 13 juillet 1906 : article 1er : il est interdit d’occuper plus de six jours par semaine un même employé ou ouvrier dans un établissement industriel ou commercial. article 2 : le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche ».</p>
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	<h5>1909 : Pour Francisco Ferrer</h5>
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		<p>Les 16 et 17 octobre 1909, la CGT organise des manifestations en l’honneur de Francisco Ferrer (avec la SFIO et les anarchistes). La FNSE y participe. Sous le titre « Merci Paris », L’Humanité du 18 octobre précise qu’aux cris de « Vive Ferrer ! A bas la calotte », « il y a dans ces manifestants des citoyens de toutes les catégories, des employés, des ouvriers, et c’est bien le Paris qui travaille, le Paris généreux et vibrant, qui défile ». Il y a plus de 100 000 manifestants. La
			seconde manifestation se déroule avec autorisation préfectorale ; ce qui est une première. L’Humanité du 25 octobre 1909 propose une « tribune syndicale/Aux Employés », signée Cleuet, mettant en cause Briand, car « la loi sur le repos hebdomadaire sera révisée prochainement et contre notre gré.»</p>
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	<h5>1912 : Licenciée pour défaut de génuflexion</h5>
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			Un conflit significatif a lieu en février 1912. A Lyon, « France Moderne » (succursale de « Paris France », groupe qui deviendra les Nouvelles Galeries…), n’avait pas manqué de faire connaître son idéologie d’Ancien régime, en licenciant une employée qui avait négligé de faire une génuflexion devant une cliente. L’employée syndiquée avait 16 ans d’ancienneté, et il y avait 100 syndiqués sur les 150 employés. Le 31 janvier, la décision était maintenue, en dépit d’une délégation de salariés
			auprès de la Direction. Le 5 février, le Syndicat fait savoir, en vain que voulant «éviter le conflit », il demande « la réintégration immédiate de notre camarade ». Le 6 février, 120 employés sur 125 sont en grève. En solidarité,
			<br />
			48 courtiers-encaisseurs de « Paris-Lyon » se mettent en grève, suivies par les succursales de Vienne, Givors, Annonay. Le 15 février, le Bureau de la FNSE publie une circulaire célébrant la « solidarité » des employés et mettant en cause les contrats de travail de « Paris France », tout en organisant le soutien financier à la grève et un affichage dans toutes les villes où se trouve un magasin de « Paris France ». L’affiche titre : « Employés Debout contre l’arbitraire patronal ». Outre la
			réintégration de la salariée était demandée la « conquête du contrat collectif de travail ». Pendant quarante-quatre jours, des manifestations ont lieu. « France-Moderne » ne peut rouvrir qu’au bout d’un mois, avec le recours à 50 gardes à cheval et 400 gardiens de la paix. Après plus de trois mois de grève, une coopérative de vente est créée, « L’Activité ». Dans son rapport, Monin, Vice-président de la Section Commerce des Prud’hommes, assure qu’il n’y a là ni vainqueur, ni vaincu, mais que
			les employés « ont pris conscience de leur force, ils ont fait tomber les dernières barrières qui les séparaient de leurs frères ouvriers ».
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	<h5>1917 : Grande grève féminine de mai 1917 et la loi sur la « semaine anglaise »</h5>
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			En mai 1917, commence chez Jenny, aux Champs Elysées, une grève des ouvrières qui demandent le paiement intégral de la semaine, en l’occurrence la semaine anglaise. Elles demandent une prime de vie chère de 1 franc pour les ouvrières et de cinquante centimes pour les apprenties. Les grévistes se réunissent à la Bourse du travail, l’après-midi du
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			14 mai, pour la poursuite du mouvement et son élargissement. Aux 250 ouvrières de la maison Jenny s’adjoignent les 500 ouvrières de la maison Cherruit, place Vendôme. Puis les ouvrières des Galeries Lafayette et du Printemps rejoignent la grève, le 17 ; de sorte que la grève est générale, avec 10 000 grévistes, dans 80 maisons. Le 25 juin,
			<br />
			3 000 employées de la Société Générale quittent l’avenue Kléber pour se rendre au siège social de l’entreprise, en dépit des menaces de la police. Au Crédit Lyonnais et au Conseil National d’Escompte, le mouvement suit. Le personnel des restaurants demande la semaine anglaise, tandis que la grève touche la cartonnerie, la papeterie. La Chambre des Députés est amenée à examiner le projet de loi sur la semaine anglaise. Le 12 juin, le J.O. publie le texte de la loi : «Le Sénat et la Chambre des
			Députés ont adopté, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : Art. 1er : Pendant la durée de la guerre et tant qu’une loi générale ne sera pas intervenue, dans les industries visées par l’article 33 du Livre 1er du code du travail et de la prévoyance sociale, le repos pendant l’après-midi du samedi sera assuré aux ouvrières de tout âge dans des conditions déterminées, pour chaque profession et pour chaque région, en tenant compte des besoins du travail dans les
			diverses saisons, par des règlements d’administration publique, qui se référeront, dans les cas où il en existera, aux accords intervenus entre les syndicats patronaux et ouvriers de la profession et de la région.»
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