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	<span style="color:#d92b2b;font-size:26px;font-family:Roboto Condensed">Gelly</span><br />
	<span style="font-size:14px;">de 1893 &agrave; 1895</span><br />
	<span>Section XXXX</span></p>
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	<strong>Andr&eacute; dit G&eacute;ly, le premier secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration des Employ&eacute;s, 1893-1895</strong><br />
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	Fran&ccedil;ois Emmanuel Andr&eacute; dit ou Gelly ou Victor G&eacute;ly (du nom de sa m&egrave;re Victoire Gelly), est n&eacute; le 25 avril 1852 &agrave; Alais. G&eacute;ly, d&rsquo;abord ouvrier menuisier, devient employ&eacute; en 1872. Lors de la r&eacute;union du 4 mai 1879 de l&rsquo;Union fraternelle des employ&eacute;s, G&eacute;ly, qui en est tr&eacute;sorier, propose, avec succ&egrave;s, que son logement, au 47, rue de Turenne, serve de lieu de r&eacute;union. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il choisit de signer Victor G&eacute;ly, en publiant la brochure sur les employ&eacute;s &laquo; Parias parmi les Parias &raquo;.<br />
	Le 18 mars 1881, il participe &agrave; un banquet socialiste, en comm&eacute;moration de la Commune et d&eacute;clare : &laquo; je porte un toast &agrave; la R&eacute;volution sociale, pour laquelle on a tant combattu en 1871, pour laquelle nos amis ont &eacute;t&eacute; fusill&eacute;s ou d&eacute;port&eacute;s en Nouvelle-Cal&eacute;donie&hellip;nous nous r&eacute;unissons et nous nous proclamons hautement partisans de la Commune. &raquo; Lorsqu&rsquo;il se pr&eacute;sente aux &eacute;lections municipales (quartier Saint-Lambert, dans le 15e arrondissement), en mai 1884, pour le Parti Ouvrier Socialiste, il obtient 345 voix et ne se pr&eacute;sente pas au second tour. Il est &laquo; broussiste &raquo; ou &laquo; possibiliste.&raquo;<br />
	La Chambre syndicale des Employ&eacute;s est d&eacute;finitivement fond&eacute;e en mai 1885 avec G&eacute;ly et Dalle. Le vendredi 28 mai 1886, se d&eacute;roule, tant avec Dalle que G&eacute;ly, une r&eacute;union de ce &laquo; syndicat des employ&eacute;s &raquo;, pour la premi&egrave;re ann&eacute;e de la Chambre. (Prol&eacute;tariat du 29 mai 1886).<br />
	En 1888, il est d&eacute;l&eacute;gu&eacute; au congr&egrave;s socialiste international de Londres, pour la Bourse du Travail de N&icirc;mes. En 1888, Andr&eacute;- G&eacute;ly est membre de la Commission ex&eacute;cutive d&#39;administration de la Bourse du Travail. Il cumule l&rsquo;engagement politique et syndical. En juillet 1893, il devient le premier secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration Nationale des Employ&eacute;s, au terme de son congr&egrave;s fondateur.<br />
	Andr&eacute; - G&eacute;ly d&eacute;c&egrave;de pr&eacute;matur&eacute;ment, le 2 octobre 1895, des suites d&rsquo;une congestion c&eacute;r&eacute;brale. La Marseillaise du 4 octobre &eacute;crit : &laquo; il fut un ardent, un d&eacute;vou&eacute;, un courageux et un convaincu &raquo;. Son ami Paul Brousse &eacute;crit, dans la Petite R&eacute;publique du 4 octobre : &laquo; Toujours pr&ecirc;t, &agrave; Paris, comme dans les d&eacute;partements, il allait apporter sa parole abondante, color&eacute;e, toujours appuy&eacute;e par une profonde connaissance des questions ouvri&egrave;res et partout il amenait aux groupes de nouvelles recrues&raquo;.</p>
