<p>François Emmanuel André dit ou Gelly ou Victor Gély (du nom de sa mère Victoire Gelly), est né le 25 avril 1852 à Alais. Gély, d’abord ouvrier menuisier, devient employé en 1872. Lors de la réunion du 4 mai 1879 de l’Union fraternelle des employés, Gély, qui en est trésorier, propose, avec succès, que son logement, au 47, rue de Turenne, serve de lieu de réunion. La même année, il choisit de signer Victor Gély, en publiant la brochure sur les employés « Parias parmi les Parias ». 
<br/>Le 18 mars 1881, il participe à un banquet socialiste, en commémoration de la Commune et déclare : « je porte un toast à la Révolution sociale, pour laquelle on a tant combattu en 1871, pour laquelle nos amis ont été fusillés ou déportés en Nouvelle-Calédonie…nous nous réunissons et nous nous proclamons hautement partisans de la Commune. »  Lorsqu’il se présente aux élections municipales (quartier Saint-Lambert, dans le 15e arrondissement), en mai 1884, pour le Parti Ouvrier Socialiste, il obtient 345 voix et ne se présente pas au second tour. Il est « broussiste » ou « possibiliste.» 
<br/>La Chambre syndicale des Employés est définitivement fondée en mai 1885 avec Gély et Dalle. Le vendredi 28 mai 1886, se déroule, tant avec Dalle que Gély, une réunion de ce « syndicat des employés », pour la première année de la Chambre. (Prolétariat du 29 mai 1886). 
<br/>En 1888, il est délégué au congrès socialiste international de Londres, pour la Bourse du Travail de Nîmes. En 1888, André- Gély est membre de la Commission exécutive d'administration de la Bourse du Travail. Il cumule l’engagement politique et syndical. En juillet 1893, il devient le premier secrétaire général de la Fédération Nationale des Employés, au terme de son congrès fondateur.
<br/>André - Gély décède prématurément, le 2 octobre 1895, des suites d’une congestion cérébrale. La Marseillaise du 4 octobre écrit : « il fut un ardent, un dévoué, un courageux et un convaincu ». Son ami Paul Brousse écrit, dans la Petite République du 4 octobre : « Toujours prêt, à Paris, comme dans les départements, il allait apporter sa parole abondante, colorée, toujours appuyée par une profonde connaissance des questions ouvrières et partout il amenait aux groupes de nouvelles recrues». 
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